Pays d’Orthe et Arrigans

Poterie de Cagnotte







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Alfarería de Cagnotte







Pays d’Orthe and Arrigans

Cagnottese Pottery








Histoire d'argile


La Poterie de Cagnotte


Un savoir-faire né de la terre landaise

Dans le village de Cagnotte, lové dans les Landes entre les Gaves Réunis et l’Adour, la poterie a forgé bien plus qu’un artisanat : un art de vivre, utilitaire et raffiné, enraciné dans la terre argileuse du Pays d’Orthe et Arrigans. Dès l'Antiquité, cette production céramique à usage quotidien — amphores, cruches, pots, tuiles et autres vaisselles antiques — prenait forme dans les mains des artisans, pour s’épanouir pleinement jusqu’au XXᵉ siècle. Cagnotte, petit joyau près de Peyrehorade, devint au XIXᵉ et début XXᵉ siècle le cœur battant de la poterie du bas Adour, rivalisant avec Pouillon, Dax, Cauneille ou Saugnac-et-Cambran. Dans cette région où l’argile affleurait comme une promesse, les potiers donnaient vie à des objets simples, robustes, porteurs d’une élégance rustique qui traversa les frontières du département 40.


Les origines : un murmure antique & médiéval

L’histoire de la poterie cagnottaise s’enracine dans un passé lointain, peut-être antique, mais probablement dès le XIIIᵉ XIVᵉ siècle, comme en témoignent des tessons enfouis et des fours oubliés, vestiges d’un artisanat naissant. Pendant trois siècles, le village de Cagnotte et sa paroisse de Cazorditte (Cagnotte qui regroupe aujourd’hui les territoires de Cagnotte et Cazorditte, deux villages connus dès le Moyen-Âge, Cazorditte est devenu un quartier de Cagnotte) se sont distingués dans toute la région pour leurs potiers, dont le savoir-faire a marqué l’âme du Pays d’Orthe et Arrigans. Les premiers écrits, datant de la fin du XVIIᵉ siècle, révèlent une activité déjà bien établie dans le paysage du Bas-Adour. Les registres d’état civil du XVIIIᵉ siècle, étudiés par Jean-Pierre Récalde, citent des artisans tels que Bernard Lapeyre, potier décédé en 1707 à Sarraillot à l’âge de 49 ans, ou Jean Bégu et Jean Getten, potiers au Tron en 1753 et 1757. Les lieux-dits — Téoulère d’Arbrou, Téoulerote, Téoulère de Pichecan, ou maison des Bacheré (en gascon, fabricant de vaisselle) — portent encore la mémoire de ces mains plongées dans l’argile. Aux côtés de laboureurs, métayers et journaliers d’« état de labeur », ces artisans tiraient parti des sols argileux pour façonner des objets essentiels aux foyers gascons : cruches, pots et tuiles pour cuire, stocker, transporter. Grâce à ses terres riches et à ses rivières, Cagnotte s’imposa comme un foyer artisanal où l’argile devenait histoire, tissant un lien profond entre la communauté et son territoire.


L’âge d'or : Cagnotte et le "Pegas”
Le XIXᵉ siècle marqua l’apogée de Cagnotte, centre potier du Bas-Adour, surpassant parfois les ateliers voisins comme ceux de Castandet. Le village s’illustra surtout par le pegas – prononcé lou péga, cette cruche à eau emblématique, portée avec grâce sur la tête. Élancée, dotée d’un bec étroit et d’une anse fine, elle devint « la Cagnotte » dans le parler populaire, incarnation d’une élégance rustique et quotidienne. Contrairement à Castandet, aux productions diversifiées, Cagnotte se spécialisa dans cette pièce essentielle avant l’arrivée de l’eau courante. Chaque foyer en possédait plusieurs, pour l’eau, le vin ou l’huile. Faite d’argile rouge, grise ou brune, modelée avec un savoir ancestral transmis de père en fils, elle incarnait la maîtrise du tournage et de la cuisson affinée au fil des siècles. Dans la majorité des groupes potiers du bas Adour, le métier restait détenu par des familles spécialisées de propriétaires, comme les Massy et Duhau à Bénesse-lès-Dax, ou les Tonia et Narbey à Cagnotte, identifiés sur plusieurs générations comme « fabricants de cruches ». Mais l’organisation sociale se révélait plus variée qu'ailleurs : potiers fermiers et potiers domestiques, ouvriers chez un maître, étaient nombreux. Itinérants, ils venaient souvent du Béarn ou du Pays basque et, quand l’occasion se présentait, fondaient leur propre atelier – ainsi les Badetz à Cagnotte ou Bernadet qui s’établit à Gaas en 1881. Certains migraient même vers des marchés plus porteurs, à l’image d’Alcide Cazaux, originaire de Cauneille, qui reprit en 1893 l’atelier de la Négresse à Biarritz. Les pegas conquirent le sud des Landes, acheminés par attelages rembourrés de paille jusqu’aux marchés de Dax, prisés pour ses eaux thermales, ou de Peyrehorade, carrefour commercial depuis le XIVᵉ siècle. Les gabares à fond plat les emportaient plus loin, descendant le Gave et l’Adour jusqu’à Bayonne, voire la frontière espagnole. Ce commerce florissant fit du pegas un symbole gascon, à la fois ordinaire et vital. Les ateliers familiaux – Tonia, Getten, Badetz, Narbey, Mathieu, Mages, Campagne, Lapouble, Berlon, Cassou – produisaient aussi une vaisselle d’argile taquinement nommée « porcelaine de Cagnotte » : toupins et terris vernissés pour le feu, pots à confit pour les mets landais comme le canard ou l’oie, et tuiles issues de tuileries locales. Ces créations, portées par des ouvriers itinérants, firent rayonner Cagnotte pendant plus d’un siècle.


Une organisation singulière
L’originalité de Cagnotte résidait dans son organisation. Contrairement à d’autres régions où les potiers possédaient leurs fours, ici, beaucoup étaient locataires ou ouvriers dans des ateliers tenus par des marchands, des notables ou des investisseurs. Dès le XVIIIᵉ siècle, cette structure marqua l’artisanat local : des artisans talentueux, mais dépendants, louaient leur espace ou travaillaient pour un maître d’atelier. En 1891, Cagnotte comptait jusqu’à treize ateliers, un foisonnement qui témoignait de son dynamisme. Les fours rougeoyaient, les mains tournaient l’argile, et le village vibrait au rythme des cruches prêtes à partir.


Le déclin dans l’ombre du progrès
Dès le XIXᵉ siècle, les potiers cagnottis firent face à une concurrence croissante. Les marchés accueillaient les productions de Brocas, Canenx ou Laàs, puis celles du sud-est de la France, souvent plus variées ou moins chères. Fidèles à leurs formes traditionnelles, les ateliers Cagnotti résistèrent grâce à la demande locale et à la renommée de leurs cruches. Mais l’arrivée du métal, du verre, et aussi du plastique, plus durables et produits en masse, ébranla cet artisanat ancestral.


Le déclin dans l’ombre du progrès.
Jusqu’au milieu du XXᵉ siècle, être potier dans le Pays d’Orthe restait une profession honorable, un pilier du quotidien. Mais, dès les années 1920, les flammes des fours s’éteignirent une à une. L’atelier Narbey, route de Peyrehorade, ferma en 1924, suivi par l’atelier Mathieu, route de Bélus, en 1930. Pierre Mathieu, dernier potier cagnottais, façonna dans un ultime élan de petits pegas publicitaires pour la liqueur Izarra, liant cette cruche gasconne à l’identité basco-landaise. Ce fut un chant du cygne : dans une région où la forêt de pins et le thermalisme prirent le dessus, la poterie s’effaça, laissant uniquement des tessons et des souvenirs. L’industrialisation, l’eau courante et les matériaux modernes sonnèrent le glas d’un artisanat qui avait rythmé des siècles.


Une mémoire à préserver
Étudiée dès les années 1990, l’histoire potière de Cagnotte fut mise en lumière par deux expositions, en 2014 et 2015, réveillant l’intérêt pour ce passé artisanal. Les pegas, les marchés séculaires, les mains plongées dans la terre : tout cela appartient à l’âme profonde des Landes. Ce patrimoine, tangible dans chaque cruche ou tuile, ne doit pas sombrer dans l’oubli.


Una historia de arcilla


La alfarería de Cagnotte


Un saber hacer nacido de la tierra landesa

En el pueblo de Cagnotte, enclavado en las Landas, entre los ríos Gaves Réunis y Adur, la alfarería ha forjado mucho más que una artesanía: un arte de vivir, utilitario y refinado, arraigado en la tierra arcillosa del País de Orthe y Arrigans. Desde la Antigüedad, esta producción cerámica de uso cotidiano —ánforas, jarras, vasijas, tejas y otras vajillas antiguas— tomaba forma en las manos de los artesanos, para alcanzar su pleno esplendor en el siglo XX. Cagnotte, pequeña joya cerca de Peyrehorade, se convirtió en el siglo XIX y principios del XX en el corazón palpitante de la alfarería del bajo Adour, rivalizando con Pouillon, Dax, Cauneille o Saugnac-et-Cambran. En esta región, donde la arcilla afloraba como una promesa, los alfareros daban vida a objetos sencillos y robustos, dotados de una elegancia rústica que traspasó las fronteras del departamento 40.


Los orígenes: un susurro antiguo y medieval

La historia de la alfarería de Cagnotte se remonta a un pasado lejano, quizá incluso a la Antigüedad, pero probablemente ya en los siglos XIII y XIV, como atestiguan los fragmentos de cerámica enterrados y los hornos olvidados, vestigios de una artesanía incipiente. Durante tres siglos, el pueblo de Cagnotte y su parroquia de Cazorditte (Cagnotte, que hoy agrupa los territorios de Cagnotte y Cazorditte, dos pueblos conocidos desde la Edad Media, Cazorditte se ha convertido en un barrio de Cagnotte) se distinguieron en toda la región por sus alfareros, cuyo saber hacer marcó el alma del Pays d’Orthe y Arrigans. Los primeros escritos, que datan de finales del siglo XVII, revelan una actividad ya bien establecida en el paisaje del Bas-Adour. Los registros civiles del siglo XVIII, estudiados por Jean-Pierre Récalde, citan a artesanos como Bernard Lapeyre, alfarero fallecido en 1707 en Sarraillot a la edad de 49 años, o Jean Bégu y Jean Getten, alfareros en Le Tron en 1753 y 1757. Los parajes —Téoulère d’Arbrou, Téoulerote, Téoulère de Pichecan o la casa de los Bacheré (en gascón, fabricante de vajilla)— aún conservan el recuerdo de esas manos sumergidas en la arcilla. Junto a los labradores, aparceros y jornaleros del «estado de labeur», estos artesanos aprovechaban los suelos arcillosos para crear objetos esenciales en los hogares gascones: jarras, ollas y tejas para cocinar, almacenar y transportar. Gracias a sus tierras fértiles y a sus ríos, Cagnotte se consolidó como un centro artesanal donde la arcilla se convertía en historia, tejiendo un vínculo profundo entre la comunidad y su territorio.


La época dorada: Cagnotte y el "Pegas”
El siglo XIX marcó el apogeo de Cagnotte, centro alfarero del Bajo Adour, que en ocasiones superaba a los talleres vecinos, como los de Castandet. El pueblo destacó sobre todo por el «pegas» —pronunciado «lou péga»—, esa emblemática jarra de agua que se llevaba con elegancia sobre la cabeza. Esbelta, dotada de un pico estrecho y un asa fina, pasó a llamarse «la Cagnotte» en el habla popular, encarnación de una elegancia rústica y cotidiana. A diferencia de Castandet, con una producción diversificada, Cagnotte se especializó en esta pieza esencial antes de la llegada del agua corriente. Cada hogar poseía varias, para el agua, el vino o el aceite. Hecha de arcilla roja, gris o marrón, modelada con un saber ancestral transmitido de padres a hijos, encarnaba el dominio del torneado y la cocción perfeccionados a lo largo de los siglos. En la mayoría de los grupos de alfareros del bajo Adour, el oficio seguía en manos de familias especializadas de propietarios, como los Massy y los Duhau en Bénesse-lès-Dax, o los Tonia y los Narbey en Cagnotte, identificados durante varias generaciones como «fabricantes de jarras». Pero la organización social resultaba más variada que en otros lugares: abundaban los alfareros agricultores y los alfareros domésticos, así como los obreros al servicio de un maestro. Itinerantes, solían proceder del Bearn o del País Vasco y, cuando se presentaba la ocasión, fundaban su propio taller; tal fue el caso de los Badetz en Cagnotte o de Bernadet, que se estableció en Gaas en 1881. Algunos incluso emigraban a mercados más prometedores, como Alcide Cazaux, originario de Cauneille, que en 1893 se hizo cargo del taller de la Négresse en Biarritz. Los pegas conquistaron el sur de las Landas, transportados en carros acolchados con paja hasta los mercados de Dax, apreciado por sus aguas termales, o de Peyrehorade, cruce comercial desde el siglo XIV. Las gabarras de fondo plano los llevaban más lejos, descendiendo por el Gave y el Adour hasta Bayona, o incluso hasta la frontera española. Este floreciente comercio convirtió al pegas en un símbolo gascón, a la vez cotidiano y vital. Los talleres familiares —Tonia, Getten, Badetz, Narbey, Mathieu, Mages, Campagne, Lapouble, Berlon, Cassou— producían también una vajilla de barro llamada con picardía «porcelana de Cagnotte»: toupins y terris esmaltados para el fuego, ollas para confitar platos de las Landas como el pato o el ganso, y tejas procedentes de las alfarerías locales. Estas creaciones, difundidas por artesanos itinerantes, dieron renombre a Cagnotte durante más de un siglo.


Una organización especial
La originalidad de Cagnotte residía en su organización. A diferencia de otras regiones, donde los alfareros eran propietarios de sus hornos, aquí muchos eran arrendatarios o trabajadores en talleres regentados por comerciantes, notables o inversores. Desde el siglo XVIII, esta estructura marcó la artesanía local: artesanos con talento, pero dependientes, alquilaban su espacio o trabajaban para un maestro de taller. En 1891, Cagnotte contaba con hasta trece talleres, una proliferación que daba testimonio de su dinamismo. Los hornos ardían, las manos amasaban la arcilla y el pueblo vibraba al ritmo de las jarras listas para salir.ㅤ
El declive a la sombra del progresoYa en el siglo XIX, los alfareros de Cagnotte se enfrentaron a una competencia cada vez mayor. Los mercados acogían los productos de Brocas, Canenx o Laàs, y más tarde los del sureste de Francia, a menudo más variados o más baratos. Fieles a sus formas tradicionales, los talleres de Cagnotte resistieron gracias a la demanda local y a la fama de sus jarras. Pero la llegada del metal, el vidrio y también el plástico, más duraderos y producidos en masa, sacudió esta artesanía ancestral.ㅤEl declive a la sombra del progresoHasta mediados del siglo XX, ser alfarero en el País de Orthe seguía siendo una profesión honorable, un pilar de la vida cotidiana. Sin embargo, a partir de la década de 1920, las llamas de los hornos se fueron apagando una a una. El taller Narbey, en la carretera de Peyrehorade, cerró en 1924, seguido por el taller Mathieu, en la carretera de Bélus, en 1930. Pierre Mathieu, el último alfarero de Cagnot, modeló en un último impulso unas pequeñas jarras publicitarias para el licor Izarra, vinculando esta jarra gascona a la identidad vasco-landesa. Fue un canto del cisne: en una región donde el bosque de pinos y el termalismo tomaron el relevo, la alfarería se desvaneció, dejando solo fragmentos y recuerdos. La industrialización, el agua corriente y los materiales modernos tocaron la campana fúnebre de una artesanía que había marcado el ritmo de siglos.ㅤ
Una memoria para conservarLa historia de la alfarería de Cagnotte, que se viene estudiando desde los años noventa, salió a la luz gracias a dos exposiciones, celebradas en 2014 y 2015, que reavivaron el interés por este pasado artesanal. Las pegas, los mercados centenarios, las manos hundidas en la tierra: todo ello forma parte del alma profunda de las Landas. Este patrimonio, tangible en cada jarra o teja, no debe caer en el olvido.


A Story About Clay


Cagnottese Pottery


A knowledge born from the Landes region

In the village of Cagnotte, nestled in the Landes region between the Gaves Réunis and the Adour, pottery has forged much more than a craft: it has become a way of life, both practical and refined, rooted in the clay-rich soil of the Pays d’Orthe et Arrigans. From ancient times, this production of everyday ceramics — amphorae, jugs, pots, tiles and other ancient tableware — took shape in the hands of craftsmen, flourishing fully until the 20th century. Cagnotte, a little gem near Peyrehorade, became in the 19th and early 20th centuries the beating heart of pottery in the Lower Adour region, rivalling Pouillon, Dax, Cauneille and Saugnac-et-Cambran. In this region where clay lay just beneath the surface like a promise, potters brought to life simple, sturdy objects imbued with a rustic elegance that transcended the borders of the 40 department.


The origins: an Antique & Medieval whisper

The history of pottery in Cagnotte has its roots in the distant past – perhaps as far back as antiquity, but more likely dating from the 13th and 14th centuries – as evidenced by buried shards and forgotten kilns, the remnants of a nascent craft. For three centuries, the village of Cagnotte and its parish of Cazorditte (Cagnotte, which today encompasses the territories of Cagnotte and Cazorditte, two villages known since the Middle Ages, Cazorditte has since become a district of Cagnotte) distinguished themselves throughout the region for their potters, whose craftsmanship left its mark on the soul of the Pays d’Orthe and Arrigans. The earliest written records, dating from the late 17th century, reveal an activity already well established in the Bas-Adour region. The 18th-century civil registers, studied by Jean-Pierre Récalde, mention craftsmen such as Bernard Lapeyre, a potter who died in 1707 in Sarraillot at the age of 49, or Jean Bégu and Jean Getten, potters in Le Tron in 1753 and 1757. The local place-names — Téoulère d’Arbrou, Téoulerote, Téoulère de Pichecan, or the house of the Bacheré (in Gascon, meaning ‘tableware maker’) — still bear the memory of those hands immersed in clay. Alongside farmers, sharecroppers and day labourers working under the ‘état de labeur’ system, these craftsmen made the most of the clay soils to create essential items for Gascon households: jugs, pots and tiles for cooking, storing and transporting. Thanks to its rich soil and rivers, Cagnotte established itself as a centre of craftsmanship where clay became history, forging a deep bond between the community and its land.


The Golden Age: Cagnotte and the "Pegas”
The 19th century marked the heyday of Cagnotte, the pottery centre of the Bas-Adour region, at times surpassing neighbouring workshops such as those in Castandet. The village was particularly renowned for the ‘pegas’ – pronounced ‘lou péga’ – this iconic water jug, carried gracefully on the head. Slender, with a narrow spout and a delicate handle, it became known as ‘la Cagnotte’ in local parlance, the embodiment of rustic, everyday elegance. Unlike Castandet, with its diverse range of products, Cagnotte specialised in this essential item before the advent of running water. Every household owned several, for water, wine or oil. Made of red, grey or brown clay, shaped using ancestral skills passed down from father to son, it embodied a mastery of wheel-throwing and firing refined over the centuries. In most pottery communities of the Lower Adour, the trade remained in the hands of specialist families of owners, such as the Massys and Duhaus in Bénesse-lès-Dax, or the Tonias and Narbeys in Cagnotte, identified across several generations as ‘jug makers’. But the social structure proved to be more varied than elsewhere: there were many potters who were farmers or domestic potters, and workers employed by a master. As itinerant workers, they often came from Béarn or the Basque Country and, when the opportunity arose, set up their own workshops – such as the Badetz family in Cagnotte or Bernadet, who established himself in Gaas in 1881. Some even migrated to more promising markets, such as Alcide Cazaux, originally from Cauneille, who took over the ‘La Négresse’ workshop in Biarritz in 1893. The pegas conquered the southern Landes, transported by carts padded with straw to the markets of Dax, prized for its thermal waters, or Peyrehorade, a commercial hub since the 14th century. Flat-bottomed gabares carried them further afield, travelling down the Gave and the Adour as far as Bayonne, and even to the Spanish border. This flourishing trade made the pegas a symbol of Gascony, both commonplace and vital. Family workshops – Tonia, Getten, Badetz, Narbey, Mathieu, Mages, Campagne, Lapouble, Berlon, Cassou – also produced earthenware playfully dubbed ‘Cagnotte porcelain’: fire-glazed toupins and terris, confit pots for Landes specialities such as duck or goose, and tiles from local tile works. These creations, carried by itinerant workers, brought renown to Cagnotte for over a century.


A unique organisation
The originality Cagnotte used to have came from its organisational structure. Unlike in other regions where potters owned their own kilns, here many were tenants or workers in workshops run by merchants, local dignitaries or investors. From the 18th century onwards, this structure shaped the local craft industry: talented but dependent artisans rented their workspace or worked for a workshop master. By 1891, Cagnotte had as many as thirteen workshops, a proliferation that testified to its vitality. The kilns glowed red-hot, hands shaped the clay, and the village pulsed to the rhythm of the jugs ready for dispatch.


The downfall in the shadow of progress
From the 19th century onwards, Cagnottese potters faced growing competition. Markets began to stock wares from Brocas, Canenx and Laàs, and later from south-eastern France, which were often more varied or cheaper. Remaining faithful to their traditional forms, Cagnottese workshops survived thanks to local demand and the reputation of their jugs. But the arrival of metal, glass and also plastic – materials that were more durable and mass-produced – shook the foundations of this ancient craft.


The downfall in the shadow of progress
Until the mid-20th century, being a potter in the Pays d’Orthe remained an honourable profession, a mainstay of daily life. But from the 1920s onwards, the kiln fires went out one by one. The Narbey workshop, on the road to Peyrehorade, closed in 1924, followed by the Mathieu workshop, on the road to Bélus, in 1930. Pierre Mathieu, the last potter from Cagnot, crafted, in a final burst of creativity, small promotional jugs for Izarra liqueur, linking this Gascon jug to the Basque-Landes identity. It was a swan song: in a region where pine forests and spa tourism took over, pottery faded away, leaving only shards and memories. Industrialisation, running water and modern materials sounded the death knell for a craft that had shaped the rhythm of centuries.


A memory to preserve
First studied in the 1990s, the heritage of Cagnottese pottery was brought to the fore by two exhibitions in 2014 and 2015, reviving interest in this artisanal past. The pegas, the age-old markets, hands buried in the earth: all this is part of the very soul of the Landes. This heritage, palpable in every jug or tile, must not be allowed to fade into oblivion.

Un Patrimoine d’Argile à Raviver

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Rejoignez le renouveauExplorez l’histoire de ces potiers oubliés — leurs fours, leurs pegas, leur terre — soutenez ceux qui reprennent le flambeau, et imaginez un avenir où la poterie landaise retrouve sa place. Le Pays d’Orthe et Arrigans mérite que son argile sonne encore — et vous pouvez y contribuer.


Un patrimoine à raviverAujourd’hui, des artisans comme La Poterie d’Aurélie à Habas, qui sculpte le grès depuis 2021, ou Barbotine et Bee à Pouillon et Terafeu Terafour à Tilh, rallument la flamme. La poterie du Pays d’Orthe et Arrigans pourrait redevenir une force vive : ateliers, formations, marchés dédiés feraient chanter l’argile à nouveau. Ce récit n’est pas qu’un écho du passé : il appelle à une renaissance.


Un patrimonio de arcilla para reavivar

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Únete a el renacimientoDescubre la historia de estos alfareros olvidados — sus hornos, sus tornos, su arcilla —, apoya a quienes retoman el testigo e imagina un futuro en el que la alfarería de las Landas recupere el lugar que le corresponde. El Pays d’Orthe y Arrigans merece que su arcilla vuelva a resonar, y tú puedes contribuir a ello.


Un patrimonio de arcilla por recuperarHoy en día, artesanos como La Poterie d’Aurélie en Habas, que esculpe gres desde 2021, o Barbotine et Bee en Pouillon y Terafeu Terafour en Tilh, reavivan la llama. La alfarería del Pays d’Orthe y Arrigans podría volver a ser una fuerza viva: talleres, cursos de formación y mercados especializados harían que la arcilla volviera a cantar. Esta historia no es solo un eco del pasado: es un llamamiento al renacimiento.


A Clay Patrimony to Revive

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Join the rebirthDiscover the history of these forgotten potters — their kilns, their pottery wheels, their clay — support those who are carrying on the tradition, and imagine a future in which Landes pottery regains its rightful place. The Pays d’Orthe and Arrigans deserves to have its clay ring out once more — and you can help make that happen.


A patrimony to reviveToday, artisans such as La Poterie d’Aurélie in Habas, which has been shaping stoneware since 2021, or Barbotine et Bee in Pouillon and Terafeu Terafour in Tilh, are rekindling the flame. Pottery in the Pays d’Orthe and Arrigans could once again become a driving force: workshops, training courses and dedicated markets would bring clay back to life. This story is not merely an echo of the past: it calls for a renaissance.


Événements

Exposition Poterie à Cagnotte en 2015

Acontecimientos

Exposición de alfarería en Cagnotte en 2015

Events

Pottery Exhibition in Cagnotte in 2015

Les derniers potiers…

Armand, Vincent & Édouard Cazaux


Une histoire de terre, de famille et de transmission

À la fin du XIXᵉ siècle, dans les vallées landaises et le Bas-Adour, une élite artisanale façonne la terre depuis des générations. Les Tonia de Cagnotte, les Massy de Heugas, les Berlon de Pouillon, les Laussucq et Cazaux de Dax, les Getten et Cazaux de Cauneille se partagent alors l’activité potière. Leur savoir-faire transforme l’argile locale en vases, cruches, pichets, toupines et salérots aux formes souples. Parmi ces productions, les célèbres pegas, cruches de tête légères et élégantes, occupent une place particulière dans la vie quotidienne.Mais, progressivement, les tours se taisent. Les fours s’effondrent, envahis par le lierre. Ne subsistent que des noms inscrits dans la mémoire du paysage : Taoulère, Pégaré, Saléret.C’est dans ce monde encore vibrant qu’Alcide Cazaux voit le jour en 1857 à Cagnotte. Fils de Jean-Baptiste Cazaux et de Marie Tonia — issue d’une lignée de potiers renommés —, il grandit au contact de la terre et des gestes transmis. En 1878, il part effectuer son service militaire à Cahors et rejoint la musique du régiment. Alcide est un homme simple, amoureux de la nature, chasseur, promeneur solitaire, un peu poète. Il joue de la flûte, vend ses pegas sur les marchés, sa carriole accompagnée de mélodies.En 1883, il épouse Valérie Parage. Une première enfant naît mais disparaît prématurément. Le deuil passé, Valérie donne naissance à leur premier fils, Édouard, en 1889, puis à Vincent en 1891. Femme de caractère, daoune en gascon, elle impose rapidement son autorité. Les bals, les chasses, l’insouciance d’hier s’effacent. Elle organise le départ de Cauneille pour Bayonne, convaincue que l’avenir de l’atelier passe par un changement d’échelle.Deux ans plus tard, la famille s’installe à Biarritz, dans une ancienne poterie du quartier de La Négresse. L’atelier se consacre à la fabrication d’éléments utilitaires pour la construction — mitrons de cheminées, tuyaux, boisseaux — sans délaisser les pegas, appelées pegarras au Pays basque. En 1895 naît Armand, troisième fils du couple.Les enfants grandissent au rythme de l’atelier. Édouard obtient son certificat d’études, fréquente l’école Gracy, puis quitte le foyer à quatorze ans pour devenir apprenti à la manufacture de céramique Oustau à Aureilhan. Alcide y voit l’occasion d’enrichir les techniques familiales, notamment en matière d’émaillage.Au début des années 1900, suivant son instinct et sa bonne étoile, Édouard monte à Paris. Il refuse une bourse municipale, affirmant que l’art réclame une pensée affranchie de toute contrainte. Pendant ce temps, l’atelier continue de fonctionner à Biarritz. En 1908, Alcide et Valérie achètent un terrain chemin de Larreguy et font construire la maison et l’atelier actuels. Le rêve d’un toit à soi se concrétise, au prix de lourds sacrifices financiers.La guerre de 1914 vient bouleverser cet équilibre fragile. Vincent et Armand partent au front. La production ralentit. Alcide, vieillissant, se retrouve presque seul, assisté d’Yvonne, une cousine proche considérée comme une sœur. Les fils reviennent en 1919, marqués par des années de conflit. Le monde a changé. Les dettes demeurent. Pourtant, en 1920, une commande providentielle relance les fours : quinze mille pots de résine pour une enseigne bayonnaise. L’atelier survit.Cette même année, Édouard s’installe définitivement à La Varenne-Saint-Hilaire, sur les bords de la Marne. Il y construit un four à grès et un four à faïence et entame pleinement sa carrière artistique. Dépassé par l’ampleur des commandes, il fait appel à Armand pour l’aider, notamment pour réaliser le monument aux morts de Biarritz. Malgré l’éloignement, les liens familiaux demeurent forts, nourris par une correspondance dense et fraternelle.À Paris, Édouard s’impose rapidement. Il expose dans les grands salons, devient sociétaire du Salon d’Automne en 1923, acquiert une reconnaissance internationale. En 1935, il reçoit la Légion d’honneur. Pourtant, il reste fidèle à ses origines, ironisant sur sa notoriété nouvelle, tablier sale et mains pleines d’argile.Pendant ce temps, à Biarritz, Armand et Vincent développent l’atelier. L’électricité fait son apparition, les machines remplacent progressivement les gestes anciens. L’utilitaire recule au profit du décoratif. Armand épouse Anaïs en 1933. Elle s’investit pleinement dans l’atelier, excelle dans la peinture des carreaux, les arts de la table, les motifs floraux et animaliers. Ensemble, ils décorent villas, patios, fontaines, demeures prestigieuses de la côte basque.Les grandes commandes s’enchaînent dans les années 1930. En 1937, les trois frères réalisent ensemble la fontaine des Trois Bains pour l’Exposition internationale, récompensée par un Grand Prix. Malgré les soubresauts de l’Histoire, l’atelier poursuit son chemin. En 1948, il s’équipe de son premier four électrique.Ainsi se tisse, sur près d’un siècle, l’histoire des Cazaux. Une histoire de terre, de travail, de fidélité aux origines. Une histoire avec laquelle l’argile devient mémoire, où chaque geste porte en lui le poids du passé et l’élan de la création.


Los últimos alfareros…

Armand, Vincent & Édouard Cazaux


Una historia de tierra, de familia y de transmisión

A finales del siglo XIX, en los valles de las Landas y del Bajo Adour, una élite artesanal trabajaba la arcilla desde hacía generaciones. Los Tonia de Cagnotte, los Massy de Heugas, los Berlon de Pouillon, los Laussucq y Cazaux de Dax, y los Getten y Cazaux de Cauneille se repartían entonces la actividad alfarera. Su saber hacer transformaba la arcilla local en jarrones, jarras, jarras de agua, toupines y saleros de formas suaves. Entre estas creaciones, las famosas pegas, jarras de cabeza ligera y elegante, ocupaban un lugar especial en la vida cotidiana.Pero, poco a poco, las torres se van silenciando. Los hornos se derrumban, invadidos por la hiedra. Solo quedan los nombres grabados en la memoria del paisaje: Taoulère, Pégaré, Saléret.En ese mundo aún lleno de vida, Alcide Cazaux vino al mundo en 1857 en Cagnotte. Hijo de Jean-Baptiste Cazaux y de Marie Tonia — descendiente de una familia de alfareros de renombre —, creció en contacto con la tierra y con los oficios transmitidos de generación en generación. En 1878, se marcha a cumplir el servicio militar a Cahors y se une a la banda del regimiento. Alcide es un hombre sencillo, amante de la naturaleza, cazador, caminante solitario, un poco poeta. Toca la flauta, vende sus pegas en los mercados, su carretilla acompañada de melodías.En 1883, se casó con Valérie Parage. Nació una primera hija, pero falleció prematuramente. Una vez superado el duelo, Valérie dio a luz a su primer hijo, Édouard, en 1889, y luego a Vincent en 1891. Mujer de carácter, «daoune» en gascón, no tardó en imponer su autoridad. Los bailes, las cacerías, la despreocupación de antaño se desvanecen. Ella organiza la marcha de Cauneille a Bayona, convencida de que el futuro del taller pasa por un cambio de escala.Dos años más tarde, la familia se instaló en Biarritz, en una antigua alfarería del barrio de La Négresse. El taller se dedicaba a la fabricación de elementos utilitarios para la construcción —sombreretes para chimeneas, tuberías, cubos— sin dejar de lado las pegas, llamadas pegarras en el País Vasco. En 1895 nació Armand, el tercer hijo de la pareja.Los niños crecen al ritmo del taller. Édouard obtiene su certificado de estudios, asiste a la escuela Gracy y, a los catorce años, abandona el hogar para convertirse en aprendiz en la fábrica de cerámica Oustau, en Aureilhan. Alcide ve en ello una oportunidad para enriquecer las técnicas familiares, especialmente en lo que respecta al esmaltado.A principios del siglo XX, siguiendo su instinto y su buena estrella, Édouard se traslada a París. Rechaza una beca municipal, afirmando que el arte exige un pensamiento libre de toda restricción. Mientras tanto, el taller sigue funcionando en Biarritz. En 1908, Alcide y Valérie compran un terreno en el camino de Larreguy y mandan construir la casa y el taller actuales. El sueño de tener un techo propio se hace realidad, a costa de grandes sacrificios económicos.La guerra de 1914 viene a trastocar este frágil equilibrio. Vincent y Armand parten al frente. La producción se ralentiza. Alcide, ya entrado en años, se queda casi solo, asistido por Yvonne, una prima cercana a la que considera como una hermana. Los hijos regresan en 1919, marcados por los años de conflicto. El mundo ha cambiado. Las deudas persisten. Sin embargo, en 1920, un encargo providencial vuelve a poner en marcha los hornos: quince mil botes de resina para una empresa de Bayona. El taller sobrevive.Ese mismo año, Édouard se instala definitivamente en La Varenne-Saint-Hilaire, a orillas del Marne. Allí construyó un horno de gres y otro de loza, y se lanzó de lleno a su carrera artística. Desbordado por el volumen de encargos, pidió ayuda a Armand, sobre todo para realizar el monumento a los caídos de Biarritz. A pesar de la distancia, los lazos familiares se mantuvieron fuertes, alimentados por una correspondencia intensa y fraternal.En París, Édouard se impone rápidamente. Expone en los grandes salones, se convierte en miembro del Salón de Otoño en 1923 y alcanza el reconocimiento internacional. En 1935, recibe la Legión de Honor. Sin embargo, se mantiene fiel a sus orígenes, ironizando sobre su nueva fama, con el delantal sucio y las manos llenas de arcilla.Mientras tanto, en Biarritz, Armand y Vincent desarrollan el taller. Aparece la electricidad y las máquinas sustituyen progresivamente los gestos tradicionales. Lo utilitario da paso a lo decorativo. Armand se casa con Anaïs en 1933. Ella se dedica por completo al taller y destaca en la pintura de azulejos, la vajilla y los motivos florales y animales. Juntos decoran villas, patios, fuentes y mansiones de prestigio de la costa vasca.Los grandes encargos se suceden en los años 30. En 1937, los tres hermanos realizan juntos la fuente de los Tres Baños para la Exposición Internacional, galardonada con un Gran Premio. A pesar de los vaivenes de la Historia, el taller sigue su camino. En 1948, se dota de su primer horno eléctrico.Así se teje, a lo largo de casi un siglo, la historia de los Cazaux. Una historia de tierra, de trabajo, de fidelidad a los orígenes. Una historia en la que la arcilla se convierte en memoria, donde cada gesto lleva consigo el peso del pasado y el ímpetu de la creación.


The last potters…

Armand, Vincent & Édouard Cazaux


A story about earth, family and transmission

At the end of the 19th century, in the valleys of the Landes and the Lower Adour, a skilled artisan elite had been shaping clay for generations. The Tonia family of Cagnotte, the Massy family of Heugas, the Berlon family of Pouillon, the Laussucq and Cazaux families of Dax, and the Getten and Cazaux families of Cauneille shared the pottery trade at that time. Their expertise transformed the local clay into vases, jugs, pitchers, toupines and salt shakers with supple forms. Among these creations, the famous pegas – light and elegant jugs with distinctive heads – held a special place in everyday life.One by one, the mills fall silent. The kilns crumble, overgrown with ivy. All that remains are names etched into the landscape’s memory: Taoulère, Pégaré, Saléret.It was in this still-vibrant world that Alcide Cazaux was born in 1857 in Cagnotte. The son of Jean-Baptiste Cazaux and Marie Tonia — who came from a line of renowned potters — he grew up surrounded by the earth and the traditional crafts passed down through the generations. In 1878, he left to do his military service in Cahors and joined the regiment’s band. Alcide was a simple man, a lover of nature, a hunter, a solitary walker, and something of a poet. He played the flute, selling his pegas at the markets, his cart accompanied by melodies.In 1883, he married Valérie Parage. Their first child was born but died in infancy. Once the mourning period was over, Valérie gave birth to their first son, Édouard, in 1889, followed by Vincent in 1891. A woman of strong character—known as a ‘daoune’ in Gascon—she quickly asserted her authority. The balls, the hunts, the carefree days of yesteryear faded away. She organised the move from Cauneille to Bayonne, convinced that the workshop’s future lay in scaling up.Two years later, the family moved to Biarritz, into a former pottery workshop in the La Négresse district. The workshop specialised in producing practical items for the building trade — chimney caps, pipes, and buckets — whilst continuing to make pegas, known as pegarras in the Basque Country. In 1895, Armand, the couple’s third son, was born.The children grew up alongside the workshop. Édouard obtained his school certificate, attended Gracy School, then left home at the age of fourteen to become an apprentice at the Oustau ceramics factory in Aureilhan. Alcide saw this as an opportunity to expand the family’s technical skills, particularly in the field of glazing.In the early 1900s, following his instinct and his lucky star, Édouard moved to Paris. He turned down a municipal grant, asserting that art demands a mind free from all constraints. Meanwhile, the workshop continued to operate in Biarritz. In 1908, Alcide and Valérie bought a plot of land on Chemin de Larreguy and had the current house and workshop built. The dream of a home of their own came true, at the cost of heavy financial sacrifices.The war of 1914 disrupted this fragile balance. Vincent and Armand left for the front. Production slowed down. Alcide, now ageing, found himself almost alone, assisted by Yvonne, a close cousin whom he regarded as a sister. The sons returned in 1919, scarred by years of conflict. The world had changed. The debts remained. Yet, in 1920, a providential commission got the kilns firing again: fifteen thousand resin pots for a Bayonne-based company. The workshop survived.That same year, Édouard settled permanently in La Varenne-Saint-Hilaire, on the banks of the Marne. There he built a stoneware kiln and an earthenware kiln and fully embarked on his artistic career. Overwhelmed by the volume of commissions, he called on Armand for help, notably to create the war memorial in Biarritz. Despite the distance, family ties remained strong, sustained by frequent and affectionate correspondence.In Paris, Édouard quickly made a name for himself. He exhibited at the major salons, became a member of the Salon d’Automne in 1923, and gained international recognition. In 1935, he was awarded the Legion of Honour. Yet he remained true to his roots, quipping about his newfound fame, his apron dirty and his hands full of clay.Meanwhile, in Biarritz, Armand and Vincent expanded the workshop. Electricity was introduced, and machines gradually replaced traditional techniques. Practical items gave way to decorative pieces. Armand married Anaïs in 1933. She threw herself wholeheartedly into the workshop, excelling in tile painting, tableware, and floral and animal motifs. Together, they decorated villas, patios, fountains and prestigious residences along the Basque coast.
Major commissions came thick and fast in the 1930s. In 1937, the three brothers collaborated on the ‘Fontaine des Trois Bains’ for the International Exhibition, which was awarded a Grand Prix. Despite the upheavals of history, the workshop carried on. In 1948, it acquired its first electric kiln.
Thus, over nearly a century, the history of the Cazaux family unfolds. A history of earth, of labour, of loyalty to one’s roots. A history in which clay becomes memory, where every gesture carries within it the weight of the past and the impetus of creation.


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カニョット村の陶芸

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